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Presque 48 ans après le crash du vol AF 212 : une intersyndicale de pilotes veut que « la vérité soit dite »

Publié le:  lundi, 10.07.2017

Un Boeing 707-320 d’Air France, similaire à celui impliqué dans l’accident.

Huit syndicats de pilotes (ALTER, SNGAF, SNOMAC, SNPL AIR FRANCE ALPA, SNPNC, SPAF, UNAC, UNSA PNC) veulent la déclassification du dossier du mystérieux crash d’un Boeing 707, du vol Air France AF212 juste après son décollage de Caracas le 3 décembre 1969 et un « accès sans réserve à l’ensemble des pièces du dossier sur le fondement du droit à la vérité ».

Ce vol Air France assurait la liaison Santiago-Paris via Guayaquil, Quito, Bogota, Caracas, Pointe-à-Pitre et Lisbonne, mais peu après son décollage depuis l’aéroport Maiquetía au Venezuela, l’équipage d’un Avro 748 en approche, le verra s’abîmer en mer. Les 62 occupants de ce vol Air France n’avaient pas survécu. Les causes de cette catastrophe restent inconnues à ce jour. Les documents issus de l’enquête menée par le Bureau d’Enquêtes & d’Analyses (BEA) sont en effet classés aux Archives Nationales et ne seront communicables qu’en 2029, soit soixante après le drame.

Mais, l’intersyndicale estime que d’autres documents émanant du BEA concluent à une « forte probabilité pour que la destruction en vol de l’appareil soit imputable à l’explosion d’une bombe placée dans le puits de train gauche de l’avion ». Si cette hypothèse se voyait confirmée, cet accident serait le « premier acte de terrorisme de l’aéronautique civile française et l’un des premiers attentats au monde contre un avion de ligne », souligne l’intersyndicale, qui ajoute que « presque 50 ans après les faits, il est temps que la vérité soit dite. »

Dans leur communiqué, les présidents des organisations signataires insistent sur le fait que : « l’aéronautique civile fait constamment l’objet de nouvelles menaces. Nous devons tirer sans attendre les leçons des tragédies passées, pour qu’elles puissent servir les générations futures. La classification des documents d’enquête va ainsi à l’encontre des principes fondateurs de notre industrie. » (Air Journal, photo : Michel Gilliand)