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IATA : 5 principes pour un redécollage du transport aérien

Publié le:  mercredi, 20.05.2020

Cinq principes devant guider le rétablissement de la connectivité du monde par le transport aérien, en cette période de pandémie de Covid-19, ont été adoptés par le Conseil des gouverneurs de l’IATA, composé de PDG de compagnies aériennes.

Après avoir présenté un plan de redémarrage des vols en trois phases, y compris pour la France, l’Association du transport aérien international (IATA) qui regroupe 290 transporteurs du monde entier a dévoilé le 19 mai 2020 une feuille de route avec cinq principes de base qui devraient guider le secteur aérien au fur et à mesure de la levée des restrictions de voyage. Ils vont des mesures sanitaires au besoin d’harmonisation à l’échelle mondiale, en passant par le respect de l’environnement.

1) L’aviation accordera toujours la priorité à la sécurité et à la sûreté : les compagnies aériennes s’engagent à collaborer avec leurs partenaires des gouvernements, des institutions et de l’ensemble de l’industrie, afin de :

    mettre en œuvre un régime de biosécurité fondé sur la science, qui assurera la sécurité de nos passagers et de nos équipages tout en permettant des opérations efficientes ; et

    faire en sorte que l’aviation soit une source négligeable de propagation de maladies transmissibles, y compris la Covid-19.

2) L’aviation va réagir avec souplesse à mesure qu’évolueront la crise et la science : les compagnies aériennes s’engagent à travailler avec leurs partenaires des gouvernements, des institutions et de l’ensemble de l’industrie pour :

    utiliser les nouvelles sciences et technologies à mesure qu’elles apparaissent, par exemple des solutions de test de la Covid-19 adaptables et efficientes ou des passeports immunitaires ;

    mettre au point une approche prévisible et efficace pour gérer les futures fermetures de frontières ou les restrictions à la mobilité ; et

    s’assurer que les mesures sont fondées sur la science, durables sur le plan économique, viables sur le plan opérationnel, continuellement révisées et retirées ou remplacées lorsqu’elles ne sont plus nécessaires.

3) L’aviation sera un moteur clé de la reprise économique : les compagnies aériennes s’engagent à travailler avec leurs partenaires des gouvernements, des institutions et de l’ensemble de l’industrie pour :

    rétablir le plus rapidement possible la capacité nécessaire pour répondre aux exigences de la reprise économique ;

    faire en sorte que des services de transport aérien abordables soient offerts dans la période post-pandémique.

4) L’aviation va atteindre ses cibles environnementales : les compagnies aériennes s’engagent à travailler avec leurs partenaires des gouvernements, des institutions et de l’ensemble de l’industrie pour :

    atteindre l’objectif à long terme de réduction de moitié des émissions nettes de carbone d’ici 2050, par rapport au niveau de 2005 ; et

    mettre en œuvre avec succès le Régime de réduction et de compensation de carbone pour l’aviation internationale (CORSIA).

5) L’aviation va opérer selon des normes mondiales harmonisées et mutuellement reconnues par les gouvernements : les compagnies aériennes s’engagent à travailler avec leurs partenaires des gouvernements, des institutions et de l’ensemble de l’industrie pour :

    établir les normes mondiales nécessaires au redémarrage efficace de l’aviation, en particulier en misant sur les forts partenariats avec l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) et l’Organisation mondiale de la santé (OMS) ; et

    faire en sorte que des mesures convenues soient mises en œuvre efficacement et mutuellement acceptées par les gouvernements.

« Le redémarrage du transport aérien est important. Même si la pandémie se prolonge, les fondations du redémarrage de l’industrie sont établies grâce à une étroite collaboration de l’industrie aérienne avec l’OACI, l’OMS, les gouvernements individuellement et les dirigeants des compagnies aériennes du monde qui vont orienter le redémarrage sûr, responsable et durable de notre secteur économique vital. L’aviation est notre affaire. Et c’est aussi une liberté que tous partagent », a déclaré Alexandre de Juniac, directeur général et chef de la direction de l’IATA. (Air Journal)